Les bâtisseurs du paradigme synergétique

Vous pouvez trouver ici des acteurs et organisations qui travaillent déjà à rebâtir un monde cohérent post-déconstruction, dans une vision complexe et intégrative en accord avec l’esprit de la Seconde Boucle.

Merci de lire le contenu caché à dérouler, si vous voulez en apprendre plus sur le cadre et vous impliquer dans le réseau !

J'ai pour objectif de participer à la structuration d’un réseau d’acteurs totalement indépendants mais fonctionnant en véritable intelligence collective, afin de permettre le développement d’une synergie des actions, un partage des bonnes pratiques, et la création d’une culture générale méta-moderne (jaune sur la spirale dynamique) issue des découvertes et expérimentations de chacun et de leur intégration en temps réel. Ce réseau est plus spécifiquement centré sur la coordination d'autres réseaux, ainsi que sur le prototypage et la formalisation, de manière à créer de nouveaux standards reproductibles permettant l'émergence d'un fonctionnement en intelligence collective synergétique à large échelle.

La présentation est volontairement assez longue et exigeante, bien que j’aie tenté de limiter au maximum le jargon sans définitions. En effet, la recomposition d’un nouveau cadre cohérent nécessite un investissement réel en temps, en attention et en compréhension. Cela opère une sélection indirecte, que je considère souhaitable dans les premières phases du développement du réseau, afin de préserver un noyau solide de cohérence. J’ai conscience que cela crée aussi une fragilité structurelle sur le plus long terme, avec un risque d’auto-validation des critères, et de repli du réseau sur lui-même. J’assume pour le moment un rôle de gardien de la méta-cohérence sur ce projet, en tant qu’initiateur de la démarche et spécialiste de cette dimension. Ce rôle sera amené à être, et devra être questionné et redistribué au fur et à mesure de la constitution du réseau. Voyez donc tout cela comme une proposition de fondations minimales sur lesquelles construire la suite, et non comme un dogme figé.

Vous êtes bien évidemment encouragés à visiter les différents onglets du site, et à explorer les analyses et les références proposées, en priorisant selon vos centres d’intérêt, votre temps disponible et votre propre point de vue. Un certain nombre de mes partis pris, notamment sur la conscience, ne convaincront sans doute pas tout le monde. Ce n’est absolument pas un problème à partir du moment où vous adhérez au cadre général présenté dans cet onglet.

Toute la démarche doit reposer selon moi sur quelques piliers fondamentaux :

Un réseau, pas un collectif :

Je propose de baptiser ce réseau « réseau des bâtisseurs du paradigme synergétique ». C’est un nom provisoire, il pourra être rediscuté. Sa raison d’être est la suivante :

« Le réseau favorise la création d’une culture générale méta-moderne/seconde boucle cohérente pouvant servir la société dans son ensemble, ainsi que la pérennité économique et fonctionnelle des organisations et individus membres. Ces objectifs sont remplis via la structuration, la coordination et l’échange de pratiques entre les acteurs du réseau, dans un esprit décentralisé et open source. »

— Chaque élément constituant le réseau est totalement indépendant, selon les principes de l’intelligence collective décentralisée. Ceci implique que personne ne possède un pouvoir de gouvernance ou un droit de véto quelconque sur ce qui concerne le réseau entier.

— Toute décision susceptible d’impacter tout ou une grande partie du réseau doit être soumise à une sollicitation d’avis générale [lien vers la définition dans le lexique].

— Faire partie du réseau n’implique aucun engagement obligatoire en termes de temps, sur le plan financier ou dans n’importe quel autre domaine. Il est seulement demandé de s’inscrire en intention dans la philosophie et les principes généraux du réseau que vous pouvez retrouver dans la partie : « l’état d’esprit des acteurs du réseau », et d’agir en conformité avec l’objectif principal et les objectifs secondaires du réseau.

Objectif principal du réseau :

— Intelligence collective distribuée :

Le réseau vise en priorité l’augmentation de son propre holoptisme, c'est-à-dire l’augmentation de sa conscience de lui-même par design volontaire.

L’holoptisme est défini ainsi par Jean-François Noubel : « Espace physique ou virtuel dont l’architecture est intentionnellement conçue pour donner à ses acteurs la faculté de voir et percevoir l’ensemble de ce qui s’y déroule ».

L’holoptisme est à la base d’une réelle intelligence collective distribuée. Il vient recréer, clarifier et structurer les liens de façon non autoritaire, suite à la fragmentation communautaire induite par la période postmoderne (vert sur la spirale dynamique). S’il n’est pas posé en tant qu’objectif premier, toute la suite est compromise.

Objectifs secondaires du réseau :

— Création d’une culture du quadruple win

Toute action du réseau cherche simultanément à être :

  • Gagnante pour les acteurs engagés
  • Gagnante pour les bénéficiaires
  • Gagnante pour les systèmes impliqués dans leur ensemble
  • Gagnante pour le long terme et la possibilité d’apparition de nouvelles solutions

— Démarche open-source, évitement du gatekeeping :

Les informations et découvertes qui peuvent être utiles pour tout le réseau sont, autant que possible, partagées là où elles sont les plus pertinentes, à l'intérieur comme à l’extérieur du réseau. Les contraintes économiques pouvant rendre le partage total complexe pour la viabilité de certains modèles dans notre système actuel, il s’agit plus d’une intention générale que d’une règle rigide.

— Valorisation des flux de valeur non-monétaires :

Duc Ha Duong propose une théorie des cinq flux de valeurs où sont distingués :

  • Les flux financiers
  • Les flux matériels
  • Les sentiments et émotions
  • La connaissance
  • La confiance

Pour en savoir plus sur les cinq flux cliquez ici.

Une approche seconde boucle de la valeur doit valoriser aussi les aspects non-objectivables et non-linéaires de la valeur. Non-objectivables, car ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de transaction financière que de la valeur n’a pas été apportée. Et non-linéaires, car la rétribution peut ne pas être immédiate, mais différée : toute intervention qui dénoue un nœud du système enrichit tout le monde sur le long terme, même si la personne la plus directement impactée n'est pas nécessairement en mesure de proposer de rétribution « équivalente » sur le moment. Pour plus d’informations, voir l’article de Jean-François Noubel sur l’économie du don.

À nouveau, il s’agit plus d’un « tendre vers », d’une intention, que d’une contrainte rigide. Cela ne doit pas menacer la survie des organisations, ni les mettre en difficulté par rapport au cadre juridique dans lequel elles doivent opérer actuellement.

— Mise en cohérence du nouveau paradigme dans les différentes pratiques :

Ne soyons pas naïfs, les pratiques seconde boucle sont, à l’heure actuelle, encore très fragmentées, souvent empiriques, et presque toujours incomplètes dans leur cohérence générale. Il ne s’agit pas tant d’un problème de compétence que de l’effet de contraintes structurelles : les organisations de ce type sont encore rares, elles redécouvrent souvent les principes dans leur coin par tâtonnement, et le vocabulaire n’est pas harmonisé. Il peut exister dix mots dans dix spécialités pour décrire fondamentalement la même chose. La quantité de compétences à maîtriser est gigantesque, et la plupart de ces compétences ne font pas l’objet de formations structurées, ou bien ces formations sont rares et noyées dans les « éléments de langage » oranges ou verts. Une « formation à l’intelligence collective », par exemple, peut contenir à peu près tout et n’importe quoi.

Le réseau doit permettre une mise en cohérence des pratiques via la spécialisation des différents acteurs. Ainsi, ceux qui sont « en avance » dans un domaine peuvent aider les autres à intégrer les « standards seconde boucle » dans ce domaine. Par exemple, une organisation peut être compétente en accompagnement des crises et des transitions dans des milieux émotionnellement surchargés, mais l'être beaucoup moins sur la question du développement personnel de ses membres, ou sur l’utilisation d’outils informatiques de type mindmaps ou IA pour favoriser l’intelligence collective dans sa propre gouvernance. Cette organisation peut ainsi se faire aider par d’autres acteurs spécialisés.

— Établissement de nouveaux standards :

Le travail et les expérimentations des acteurs du réseau doivent permettre de faire ressortir des principes généraux stables, pouvant servir de base de cohérence pour toute organisation qui souhaiterait fonctionner de cette façon. Cet objectif vise aussi la création de solutions « clé en main » (logiciels, formation structurée, nouveaux cadres juridiques...).

— Établissement de solutions structurelles hybrides :

Pour l’accompagnement des organisations hors-réseau, la transition étant très profonde, de nombreux acteurs de terrain, même très volontaires, ne pourront pas procéder à une mutation totale sans menacer presque nécessairement la pérennité de leur organisation. Pour éviter un élitisme stérile et honorer réellement l’approche structurelle et adaptative, des solutions hybrides et centrées sur les contraintes réelles doivent être développées. Ces solutions peuvent impliquer des interventions de facilitation des conflits, de mise en cohérence structurelle, de clarification de la gouvernance, ou la création de « laboratoires » seconde boucle dans des sous-parties de l’organisation. Tout autre type de solution est bienvenu.

L’état d’esprit des acteurs du réseau :

— Créer, c’est spirituel :

Peu importe que vous vous considériez explicitement comme spirituel ou non, vous pensez qu’un état d’être ancré implique une forme d’agir dans le monde. Tout ce qui vous déplaît dans le monde n’est pas là pour vous plonger dans le désespoir, le cynisme ou dans des comportements désordonnés dirigés par l’état d’esprit de la survie. Ce n’est pas non plus quelque chose dont vous devez vous détacher en « acceptant le monde tel qu’il est ». Ce qui vous déplaît vous montre ce à quoi vous accordez de l’importance, et vous oriente vers votre vocation profonde et votre réel pouvoir transformateur. La sortie de la souffrance passe par le fait d’incarner une force de proposition constructive, et non simplement critique. Créer, c’est rencontrer sa puissance, la reconnaissance d'autrui et l’abondance via la sublimation de la souffrance et de la frustration.

— L’individuation au service du collectif :

Vous pensez que le meilleur moyen de servir le groupe, et le monde en général, est d’exprimer ce qui vous rend unique. Plutôt que d’être dans une logique consistant simplement à reproduire ce qui fonctionne déjà, votre démarche professionnelle part de votre vocation profonde, et c’est seulement après que vous adaptez votre stratégie de communication et votre modèle économique en conséquence. Ainsi, vous créez votre propre marché, ou faites évoluer les marchés déjà en place dans un sens qui vous est personnel. Vous faites ce qui fonctionne, mais au service de votre individuation, vous ne vous pliez pas à ce qui fonctionne quitte à tordre votre vocation, simplement pour rentrer dans des modèles pensés par d’autres, avec d’autres objectifs. C’est parce que vous existez pleinement à travers votre proposition au monde que vous générez votre abondance, et non l'inverse.

— Peu importe les diplômes et les labels :

La plupart des labels sont conçus pour résoudre les problèmes de l’ancien monde. La plupart de vos compétences réelles n’ont probablement pas été labellisées. Le réseau valorise vos compétences réelles et votre volonté d'apprentissage perpétuel, même en dehors des cadres académiques classiques.

— La tête, le corps, le cœur :

Cette expression est devenue un slogan dans certains milieux, ce qui peut la vider en partie de sa substance, mais elle reste essentielle. Certaines personnes sont naturellement plus cognitives, d’autres plus ancrées dans le corps et l’action, et d’autres plus en lien avec le relationnel et la sensibilité. Ces polarités ne sont pas antagonistes mais complémentaires, il n’y a pas plus de supériorité du mental sur l’affect que de supériorité de l’affect sur le mental, et ce qui n’est pas incarné n’est qu’un potentiel flottant qui permet de se raconter de belles histoires, mais n’est pas constructif. Le corps seul est toujours dans la réaction impulsive à court terme, le cœur seul projette son ressenti sur le monde et vit dans ses propres fantaisies inconstantes, la tête seule vit dans ses modèles et se déconnecte complètement de l’impact réel de ce qu’elle fait sur le monde.

— La complexité plutôt que le réductionnisme :

Le monde est complexe. Personne ne possède la vérité définitive. Agir de manière constructive, c’est expérimenter, se remettre en question et se réinventer sans cesse. Tout point de vue n’est pertinent que dans son cadre, toute action n’est pertinente que vis-à-vis de son objectif. Ce que vous valorisez n’est pas nécessairement ce que valorise l’autre, et personne ne peut dire ce que tout le monde devrait valoriser. Pour y voir plus clair dans toute cette complexité, vous vous intéressez à la systémie et aux modes de pensée permettant de sortir des approches dualistes classiques, afin de vous émanciper des slogans, des solutions simplistes et des jugements hâtifs. Vous considérez que ce n’est pas une option, mais une nécessité. Et ce n’est pas simplement un ressenti ou une intuition, mais un mode d’analyse que vous pouvez expliciter, que vous maîtrisez, ou que vous essayez au moins activement de développer.

— L’intégration et l’évolution par le dissensus :

Dans un groupe, vous savez valoriser les avis minoritaires. Vous savez que les tensions ne sont pas à éviter, mais que ce sont des symptômes mettant en évidence les ombres du groupe qui doivent être intégrées. Si elles ne le sont pas, elles reviendront sous d'autres formes et à travers de nouvelles personnes. Toute tension est une information féconde qui vous indique le prochain stade d’évolution, pour vous-même ou l’organisation dont vous faites partie. Vos marginaux, vos têtes de turc sont en réalité vos bienfaiteurs, du moment évidemment qu’ils sont prêts eux-mêmes à se montrer constructifs. Vous pouvez leur aménager un espace d’exploration personnelle et les laisser tracer une voie alternative, sans que ça ne vienne pour autant parasiter le reste du groupe, car vous croyez en la compartimentation dynamique et aux expérimentations plutôt qu’au consensus mou.

— Raisonner depuis les conditions de possibilité, pas depuis l’état actuel :

Le monde est émergent. Ce qui existe aujourd’hui ne permet pas de définir ce qui peut exister demain. Pour maximiser les chances d'une émergence réjouissante, il faut augmenter l’étendue du champ des possibles en fluidifiant nos interactions et en levant les blocages systémiques à toutes les échelles.

— un esprit auto-évolutif, accélérationniste, génératif :

Le terme « accélérationnisme » étant assez chargé, il convient de préciser ce qui est entendu ici. Il ne signifie pas l'urgence ou une idéalisation de la vitesse, mais désigne un état d'esprit qui considère les blocages comme un obstacle à l'actualisation de notre potentiel. Ainsi, le réseau devient un organisme auto-évolutif, où chacun des acteurs se vit en interdépendance féconde avec les autres, et où chaque avancée individuelle profite au tout. Les cycles accélèrent progressivement jusqu’à ce que le réseau atteigne une vitesse de libération, comme un satellite qui parvient à s’émanciper de la gravitation terrestre. Alors, l’énergie supplémentaire générée peut servir à aider le reste de la société à atteindre sa propre vitesse de libération, par phénomène d’essaimage progressif. L’horizon à long terme n’est rien de moins que la création d’une intelligence holomidale planétaire, c'est-à-dire une humanité qui fonctionne en intelligence décentralisée, avec une conscience réelle de l’interconnexion de chacun avec tous les autres. L’égoïsme et la prédation ne sont alors plus nécessaires, car nuire au réseau, c’est, par rétroaction, nuire à soi-même.

Comment participer :

Vous pouvez entrer en contact avec moi en remplissant un formulaire ici [lien vers le formulaire] et nous pourrons discuter de ce que le réseau peut vous apporter et de ce que vous pouvez apporter au réseau.

Comment se structurer :

Faire partie de la liste des bâtisseurs est une première étape pour participer à l’holoptisme du réseau et permettre des interactions fécondes. Chacun est bien évidemment encouragé à prendre contact avec les membres et les structures qui lui parlent spontanément. La structuration initiale se fera via des rencontres régulières en visioconférence, et probablement via la création d’un groupe Slack ou Discord. Vous pouvez vous tenir au courant des prochaines rencontres sur le calendrier ici [lien vers le calendrier]. Pour la suite, je compte sur l’émergence spontanée d’idées et de propositions, en fonction de l’évolution naturelle du réseau et des besoins du moment.

Vous pouvez aussi créer votre propre liste d’acteurs ou de partenaires sur vos espaces personnels afin de faire grandir le réseau (et pourquoi pas créer un super-réseau) tout en évitant un effet centralisateur autour de Méta Doxas. Je souhaite être plutôt exigeant sur les critères d’inclusion mais, étant limité comme n'importe qui par ma propre subjectivité, si je ne souhaite pas vous inclure, vous pouvez tenter votre chance avec d’autres bâtisseurs. Libre ensuite à chacun d'explorer le réseau pour voir qui est recommandé par qui, et de s'orienter en conscience.

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