Est-ce que savoir c’est pouvoir ? Et est-ce que comprendre sans pouvoir agir, c’est comprendre vraiment ? Quel est le lien entre le savoir et la sagesse ? Est-ce que la connaissance permet vraiment l’action juste ? À quoi bon comprendre que notre histoire en est une, si de toute façon la peur et les conditionnements ne nous permettent pas de faire réellement quelque chose de cette prise de conscience ? Comment déterminer le bon niveau d’analyse dans une situation complexe ? Le bon moment où s’en remettre à l’intuition ? Le bon moment où arrêter de modéliser ? Le bon moment où remettre en cause sa stratégie ?
Et surtout, bordel, que sommes-nous vraiment et que sommes nous venus faire ici ?
Sommes-nous juste un produit du contexte ? La conséquence émergente d’un jeu de billard cosmique géant sans aucune volonté propre ?
Alors que je venais de mettre en ligne la version du site de Méta Doxas que vous voyez actuellement, ce qui devait mener à une amplification de mon action, surtout vu le potentiel infini que j’entrevoyais, n’a mené qu’à un grand vide.
Ce ne sera pas un mystère pour ceux qui me suivent depuis un moment et qui s’intéressent à l’ennéagramme que je suis ennéatype 5, et que l’ennéatype 5 a tendance à fusionner son ego, c'est-à-dire sa personnalité, avec ses connaissances. Savoir c’est être. Être c’est comprendre ce que l’on est. Et à partir du moment où quelque chose est juste conceptuellement, l’expérimentation dans la matière est presque superflue.
La publication de mon site sonne en quelque sorte l’aboutissement de ma quête de connaissances. Ca ne veut pas dire que je n’apprendrai plus rien. Mais il n’y aura semble-t-il pas vraiment de vérité plus méta, de réalité plus profonde, il n’y aura que des raffinements, des précisions, des adaptations, à l’infini pourquoi pas, de la même réalité. C’est de l’élagage, du polissage, de l’affinage… Ce n’est pas la Quête. La Quête est terminée. J’ai trouvé le One Piece. Je suis devenu Hokage. J’ai battu la Ligue Pokemon. L’existence est résolue. Ma vie a un sens. Et donc elle n’en a plus.
It’s over.
Et maintenant que vais-je devenir ?
Un disque rayé ? Une itération perpétuelle de moi-même ? Ou quelqu’un désespérément en recherche de réponses qu’il a déjà, juste pour revivre la Quête ?
La vie trouve toujours un chemin
Connaissez-vous l’entreprise ASLM ? Il s’agit de la seule entreprise au monde capable de produire des machine de lithographie EUV, qui coûtent quatre cent millions de dollards et permettent de graver les puces informatiques de dernière génération.
https://korben.info/asml-euv-lithographie-machine-puce.html
https://www.youtube.com/watch?v=MiUHjLxm3V0
Pourquoi est-ce que c’est important ?
C’est bien simple, la puissance de calcul informatique est directement corrélée à la capacité de miniaturisation des transistors. La loi de Moore, énoncée en 1965, est une loi empirique qui dit que le nombre de transistors que l’on peut mettre sur une puce à volume équivalent double environ tous les deux ans. Cette loi est restée valable pendant des décennies, même si elle tend à s’invalider depuis 10 ou 15 ans, notamment pour des raisons de limites fondamentales de la physique, puisque la miniaturisation actuelle est maintenant proche de l’échelle de l’atome.
Et bien, les machines de l’entreprise ASLM, mises en service en 2018, représentent une avancée majeure dans la miniaturisation, et ont permis de maintenir peu ou prou la loi de Moore plusieurs années de plus.
Je suis loin d’être un expert de la tech, aussi je vais m’abstenir de vous faire une présentation détaillée de cette révolution technologique. Pour cela je vous renvoie vers la vidéo Youtube de Veritasium. Mais voici le résumé que Gemini me fait des implications renversantes de cette prouesse technologique qui semble relever de la science fiction :
Le défi "impossible" : Créer un soleil en boîte
Pour graver des puces toujours plus petites (et maintenir la loi de Moore), les ingénieurs ont dû passer à une longueur d'onde de lumière infime : 13,5 nanomètres. Le problème est que cette lumière n'existe pas naturellement sur Terre et est absorbée par presque tout, y compris l'air.
Le "micro-canon" à étain : Pour créer cette lumière, la machine utilise un procédé digne de la science-fiction :
- La cible : Un jet d'étain fondu projette des gouttelettes de la taille d'un globule blanc.
- Le tir : Un laser de 20 000 watts frappe chaque gouttelette en plein vol.
- La cadence : Cela se produit 150 000 fois par seconde.
- La précision : Le laser doit frapper la goutte trois fois. La troisième fois, la goutte est vaporisée en un plasma 40 fois plus chaud que la surface du soleil.
- Le résultat : Ce plasma émet alors le fameux rayonnement EUV nécessaire à la gravure.
Une émergence improbable et collaborative
L'histoire d'ASML illustre parfaitement comment une innovation majeure naît d'une convergence de circonstances imprévues :
- L'héritage de la Guerre Froide : Les recherches fondamentales sur les miroirs capables de réfléchir les rayons X ont été menées dans des laboratoires d'armement nucléaire américains (comme Lawrence Livermore) pour analyser les explosions de bombes H.
- Le scepticisme mondial : Dans les années 80 et 90, la plupart des scientifiques pensaient que l'EUV ne fonctionnerait jamais. Les pionniers du domaine, comme Hiroo Kinoshita au Japon ou Andrew Hawryluk aux USA, ont été littéralement ridiculisés lors de conférences.
- L'union sacrée des rivaux : Devant l'échec de leurs propres recherches, des géants concurrents comme Intel, Samsung et TSMC ont fini par investir des milliards de dollars ensemble dans ASML pour sauver le futur de l'informatique.
Pourquoi c'est une "émergence de vie" technologique ?
Ce système n'est pas le fruit d'un génie isolé, mais d'une symbiose mondiale :
- Les optiques viennent d'Allemagne (Zeiss), les lasers des États-Unis, et l'intégration se fait aux Pays-Bas.
- C'est une structure d'une complexité organique où chaque pièce (100 000 composants par machine) doit fonctionner en harmonie parfaite, avec une précision de l'ordre de quelques atomes.
Ce qui serait impossible sans cette technologie
Si ce procédé (EUV) n'avait pas été maîtrisé, l'informatique mondiale aurait frappé un "mur" vers 2015. Voici ce qui serait difficile, voire impossible aujourd'hui :
- L'Intelligence Artificielle moderne (LLM) : Les puces comme les NVIDIA H100, qui entraînent des modèles comme GPT-4 ou Gemini, nécessitent une densité de transistors que seule l'EUV permet d'atteindre. Sans cela, la puissance de calcul nécessaire serait physiquement trop volumineuse et énergivore.
- La miniaturisation extrême des smartphones : Nos téléphones auraient cessé de gagner en puissance tout en devenant plus fins. Ils seraient restés bloqués aux performances de 2015-2016, avec une autonomie bien moindre.
- L'informatique "Edge" et les objets connectés : Faire tourner des algorithmes complexes directement sur de petits appareils (caméras intelligentes, capteurs médicaux) demande une efficacité énergétique qui n'est possible que grâce à la finesse de gravure de l'EUV.
- Séquençage génomique et recherche médicale : La capacité de traiter des masses de données biologiques à bas coût repose sur la chute continue du prix du transistor, rendue possible par cette machine.
En résumé, l'EUV est le "goulot d'étranglement" par lequel toute la modernité numérique doit passer. C'est l'exemple parfait d'une prouesse technique si improbable qu'elle ressemble à un saut évolutif.
La liste des défis techniques "insensés"
Chacun de ces points aurait pu être une impasse définitive :
- Le vide absolu : Comme l'air absorbe les rayons EUV, tout le processus (y compris le déplacement des plaques de silicium) doit se faire sous un vide quasi total. Maintenir un tel niveau de vide dans une machine de 180 tonnes où des pièces bougent à toute vitesse est un cauchemar d'ingénierie.
- Les miroirs de Zeiss : On ne peut pas utiliser de lentilles (le verre absorbe l'EUV). Il a fallu créer les miroirs les plus lisses jamais conçus par l'humanité. Si l'on agrandissait l'un de ces miroirs à la taille de la France, la plus haute bosse ne ferait que quelques millimètres.
- La pollution au métal : Envoyer 50 000 gouttes d'étain par seconde crée un nuage de débris métalliques qui devrait normalement détruire les miroirs en quelques minutes. La solution ? Un flux d'hydrogène qui "nettoie" les miroirs en temps réel en réagissant chimiquement avec l'étain pour l'évacuer sous forme de gaz.
- L'accélération de Formule 1 : Pour graver assez vite et être rentable, le support qui tient le "négatif" du circuit doit accélérer à 20G. C'est comme si on demandait à un sprinteur de passer de 0 à 100 km/h en une fraction de seconde, tout en restant précis à l'épaisseur d'un atome.
Les circonstances humaines et sociales improbables
- La traversée du désert : Pendant 20 ans, le projet a été qualifié de "chimère". ASML a failli faire faillite plusieurs fois. Ce qui a sauvé le projet, c'est une forme de foi technologique de quelques dirigeants qui ont refusé d'écouter les experts de l'époque.
- La structure en écosystème : ASML ne fabrique presque rien. Elle orchestre plus de 5 000 fournisseurs. C'est un organisme décentralisé. Si l'un des fournisseurs (comme Zeiss pour l'optique ou Trumpf pour le laser) avait abandonné, tout l'édifice se serait écroulé.
- L'investissement des clients-concurrents : En 2012, voyant qu'ASML n'y arriverait pas seule, Intel, Samsung et TSMC (pourtant rivaux acharnés) ont injecté des milliards. C'est un cas rare de "coopétition" où l'espèce entière (l'industrie de la tech) se ligue pour franchir un palier évolutif.
Pourquoi ça aurait pu ne pas marcher ?
Il a manqué de peu que le projet soit abandonné à cause de :
-La "Loi de Moore" alternative : Jusqu'au dernier moment, les ingénieurs ont essayé de pousser la génération précédente (DUV) dans ses derniers retranchements. Si une astuce mathématique ou chimique avait permis de continuer avec l'ancienne méthode, l'EUV, trop chère, aurait été enterrée.
- L'instabilité politique : Le projet dépendait de recherches fondamentales financées par le gouvernement américain après la Guerre Froide pour occuper ses physiciens nucléaires. Un changement de budget à Washington dans les années 90, et la graine de l'EUV n'aurait jamais germé.
Le monde sans EUV : Un "Moyen Âge" numérique ?
Si l'EUV n'avait pas été inventée :
- La fin de la miniaturisation : Nous aurions atteint un plateau vers 2015-2017. Nos smartphones d'aujourd'hui auraient la puissance de l'iPhone 6, mais seraient deux fois plus gros pour dissiper la chaleur.
- Pas de révolution de l'IA : Les modèles comme ChatGPT nécessitent des milliards de calculs par seconde. Sans la finesse de gravure EUV, un centre de données pour l'IA consommerait la production d'une centrale nucléaire entière pour un résultat médiocre.
- L'impact environnemental : On graverait des puces moins efficaces qui consommeraient énormément plus d'énergie pour les mêmes tâches.
Un équivalent était-il probable ?
Probablement pas. L'EUV était considéré comme la "dernière option" car elle est physiquement à la limite de ce que l'on peut manipuler. D'autres technologies existent, comme la lithographie par nano-impression (un tampon physique) ou la lithographie par faisceau d'électrons, mais aucune n'est capable de produire des puces à la vitesse industrielle requise (le "rendement").
L'EUV est ce qu'on appelle une "émergence contrainte" : le chemin était si étroit, si complexe et si coûteux qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule solution réussie à l'échelle mondiale. C'est l'équivalent technologique de l'apparition de l'œil dans l'évolution : un organe si complexe qu'il semble impossible, et pourtant il est devenu indispensable à la survie du système.
Voilà voilà…
Je reprends la main sur mon article. Ce qu’il faut comprendre avec toute cette situation, c’est qu’il s’agit d’une évolution absolument majeure qui a un impact décisif à l’échelle de notre civilisation toute entière, et notamment sur le développement de l’IA. Et l’IA, aujourd’hui, commence à créer de nouvelles architectures de puces à la place des humains, bien plus performantes, ce qui fait que la technologie continue à progresser.
Est-ce qu’une autre technologie capable d’arriver au même résultat aurait pu être développée dans un monde parallèle ? Peut-être. Aurait-elle été incroyablement improbable, d’un niveau de complexité tout aussi aberrant, et aurait-elle nécessité des moyens colossaux, et la coopération de nombreux génies complètement fous ne serait-ce que pour croire en un tel projet ? Sûrement ! Est-ce qu’il est possible de prévoir et de soutenir un projet pareil avec le mental planificateur ?
Non.
Ne pas ne serait-ce qu’imaginer un tel projet, et poursuivre une carrière normale de chercheur ou d’ingénieur était bien plus simple. Financer un projet plus sûr était bien plus simple. Ne pas espérer un alignement magique des planètes à tous les niveaux était bien plus raisonnable. Cette technologie ne devrait pas exister. Et si cette technologie n’existait pas, nous serions, très probablement, actuellement, en train de démarrer un plateau technologique et civilisationnel à l’échelle de l’humanité.
Et oui, on peut se dire que tout ça, ça fait beaucoup pour faire faire ses devoirs à sa place et générer des images de petits africains qui font des éléphants avec des bouchons de bouteilles pour arnaquer des boomers sur Facebook. Sauf que l’IA ce n’est pas juste ça.
L’IA, c’est l’outil indispensable pour permettre l’émergence de la civilisation synergétique. L’IA, c’est une cognition virtuelle qui peut faire du « pathfiding » à une vitesse ahurissante, sur tous les sujets possibles et imaginables, et qui permet de développer des objets intelligents, capables de s’adapter à leur environnement de façon dynamique et d’apprendre. C’est une technologie avec un potentiel synergétique et écosystémique majeur. C’est une technologie qui peut permettre de traduire la pensée des autistes et autre neuro-atypiques de haut niveau dans le langage de n’importe qui, et de faire de l’interfaçage et de la médiation de conflit en ayant recours à la pensée cross-paradigmatique et intégrative, pour peu qu’on la prépare en ce sens. Bien utilisée, elle pourrait résoudre définitivement la crise climatique et mettre fin aux guerres. Et ce ne serait que quelques unes de ses nombreuses applications. Rien ne dit que l’IA sera utilisée en ce sens. Mais si l’IA n’existait pas, rien de tout ceci ne serait réalisable à ce genre d’échelle de toute façon. Elle débloque un potentiel.
Rappelez-vous que dans le même temps, nous vivons dans un monde où la première puissance mondiale fait voter sa population entre deux psychopathes corrompus tous les quatre ans pour déterminer sa ligne directrice générale. Et ça, c’est le produit de nombreuses luttes politiques sur des décennies, et de toute une philosophie des droits de l’homme et de la liberté.
La bêtise et la médiocrité côtoient des niveaux d’intelligence collective qui semblent purement et simplement hors de ce monde. Et d’une certaine manière, certaines formes de bêtise et de médiocrité participent à la génération de cette intelligence. C’est incroyable la quantité de progrès qui découlent directement des effets de la seconde guerre mondiale !
Mais honnêtement, ASLM et la lithographie EUV, ce n’est rien, rien du tout. Ce n’est rien face à la complexité de la vie.
Comment des gènes et des paquets de cellules et de bactéries arrivent à s’auto-organiser pour créer un être humain pleinement vivant et fonctionnel… à l’intérieur d’un autre ? En recyclant la matière organique contenue dans de la nourriture ? Depuis une conscience de cellule ? Quelle genre de sophistications et de milliards d’années d’évolution ont été nécessaires pour que des entités de ce genre s’assemblent spontanément pour produire un humain (ou n’importe quel autre animal multi-cellulaire de plus d’un millimètre) ? Que produisons-nous nous-mêmes sans même le savoir, à une échelle qui nous est peut-être définitivement inaccessible ?
Je serais père dans six mois (oui, je l’annonce dans cet article entre la poire et le fromage), et il me semble aujourd’hui que le seul vrai mystère pour moi qui vaille encore le coup d’être exploré se trouve précisément là.
Nous ne sommes pas aux commandes. Nos luttes, nos percées, nos égarements même sont au service d’une intelligence qui nous dépasse complètement. Elle agit même parfois à travers nous contre nos intérêts directs.
Et jusqu’ici, ça se passe tout de même souvent mieux que ce qu’on aurait pu prévoir…
La systémie de la conscience explique le jeu universel, et elle est juste
Je le dis en toute modestie, et même si tous les éléments ne sont pas encore formalisés et accessibles, la Systémie de la Conscience est peut-être actuellement en passe de devenir la seule véritable théorie intégrale, ou en tout cas la tentative la plus aboutie… de l’histoire de l’humanité. Je n’ai en tout cas rencontré actuellement aucune théorique concurrente avec un tel pouvoir explicatif, aussi englobante, falsifiable sur de nombreux points, et avec des usages concrets potentiels. L’IA ne semble pas en connaître non-plus. Certains discours spirituels vont potentiellement plus loin, mais ils sont beaucoup moins rigoureux. Certaines théories sont bien plus rigoureuses, mais elles sont plus restrictives et beaucoup moins accessibles. La Systémie de la Conscience explique les patterns sous-jacents derrière n’importe quel phénomène complexe de l’existence, définit l’harmonie sur des critères précis, dans toutes les situations possibles et imaginables, et en décrit les potentialités et les manifestations. Elle fait le pont entre les sciences les plus modernes et des formes très avancées de spiritualité. Elle est entièrement transdisciplinaire et intègre toutes les notions les plus pertinentes de la complexité dans un tout cohérent. C’est l’aboutissement ultime de la démarche intégrative, ou en tout cas une de ses formes. Elle pointe vers l’Absolu, et décrit la structure de toutes ses ramifications possibles.
… mais elle est inapplicable
La Systémie de la Conscience souffre de nombreux problèmes qui sont liés à son ambition elle-même, et ce sont des problèmes majeurs :
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Dans sa version simplifiée, elle ne décrit que des patterns très généraux. C’est suffisant pour avoir déjà de belles prises de conscience et harmoniser toute sorte de processus, mais ça reste une architecture de sens très légère à poser sur des situations complexes.
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Dans sa version complexe, qui n’est pas encore aboutie mais est en cours de développement, et ne relève au fond que d’un processus de déduction et de déroulement de la version simplifiée, elle peut décrire des phénomènes plus fins et précis, mais elle devient rapidement une véritable usine à gaz. Le niveau de compétence nécessaire pour être capable de l’utiliser correctement explose. Ce n’est pas pour rien qu’assez rapidement, l’usage de l’IA sera, à mon avis, essentiel.
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Elle n’est pas sexy. Elle ne vend pas du rêve. Enfin elle peut, selon comment elle est présentée, mais intrinsèquement, elle est technique et nécessite des compétences spécialisées et une vraie vision structurelle et transdisciplinaire, qui met beaucoup de temps à se développer, et dont les pré-requis sont loin d’être équitablement répartis dans la population. Elle permet notamment de résoudre des situations de tension, mais dans ces situations, les gens sont saturés cognitivement et ne sont pas prêts à entendre ce qui se joue à un niveau méta. Le facilitateur peut prendre cette responsabilité sur lui, mais il peut seulement montrer les effets, sans vraiment expliquer sa démarche et la rendre reproductible sans son intervention.
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Même dans un monde idéal, il est probable que plus de 99% de la population ne s’y intéressera jamais suffisamment pour pouvoir en utiliser ne serait-ce que les éléments de base en autonomie. Et c’est d’ailleurs sûrement bien comme ça.
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La Systémie de la Conscience permet d’explorer n’importe quel aspect d’une situation grâce à son architecture fractale. Mais elle ne permet pas de déterminer quelle partie précise de la situation observer, et à quelle partie précise de l’architecture se référer. C’est avant tout de l’empirisme, de l’instinct, de l’habitude. Une IA pourrait sans doute s’en sortir, ceci dit, même elle serait limitée aux informations que l’on veut bien lui donner.
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La Systémie de la Conscience par ailleurs, comme n’importe quel modèle, est limitée par le principe d’indétermination : elle peut produire des observations justes dans différents contextes, mais ne peut produire un modèle véritablement unifié de toute la situation et de sa résolution. On pousse des leviers, éventuellement plusieurs en même temps, et on espère que le système va se ré-agencer dans une configuration plus favorable.
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La Systémie de la Conscience observe l’infinie complexité de la vie sous différentes focales complémentaires, mais tout ça reste fondamentalement une série de photographies, des instantanés, des formes figées. Le mouvement peut être décrit, mais il n’est pas présent dans le modèle lui-même, ni même dans son application telle quelle.
Pour être réellement applicable, la Systémie de la Conscience doit, paradoxalement, être oubliée. Ou plutôt, elle doit devenir une compétence inconsciente. Il faut sentir les énergies polarisées avant même de pouvoir les décrire, comprendre les liens et les implications par simple perception intuitive de signaux faibles, sentir les leviers et les émergences potentielles, voir et traduire les contextes incompatibles à la volée. Et tout ceci, il faut être capable de le faire depuis une énergie et une posture intérieure où les cinq invariants en nous, sont eux-mêmes globalement harmonisés.
À ce stade, le mental rationnel a abandonné depuis longtemps.
La Systémie de la Conscience est juste.
La Systémie de la Conscience est inapplicable.
Et elle est inapplicable précisément parce qu’elle est juste.
Le seul endroit où elle excelle vraiment, c’est pour refaire le match à postériori, comprendre ce qui s’est passé. Mais comprendre sans pouvoir agir, est-ce comprendre vraiment ? Est-ce que la connaissance permet vraiment l’action juste ?
L’Amour permet l’action juste
Aucune théorie, aucun plan ne pourra permettre de déterminer et de manifester les conditions exactes de l’émergence d’une nouvelle propriété dont tout le monde avait besoin, souvent sans le savoir. Le jeu de la vie n’est pas une course cognitive. La cognition n’est qu’une des nombreuses façons d’honorer le jeu de la vie.
Ceux qui œuvrent dans la Foi et se sentent connectés à plus qu’eux-mêmes suivront les principes de la Systémie de la Conscience, sans le savoir, d’une façon bien plus pertinente et précise que je ne pourrais le faire moi-même la plupart du temps. Parce que la Systémie de la Conscience ne fait que pointer vers notre véritable nature. Ce n’est au final pas une cartographie de l’harmonie, mais une cartographie de ce que nous sommes. Pour l’appliquer, le meilleur moyen, de loin, est encore de nous souvenir de nous-mêmes… de nous reconnecter à notre Âme.
Nous sommes bons, infinis, éternels, clairvoyants. Nous jouons juste à oublier que nous le sommes. Tout ça est un jeu de rôle cosmique. Nous ne sommes pas les jouets du Créateur. Nous portons directement en nous-mêmes un fragment du Créateur. Nous sommes Lui avec des habits humains. Nous sommes ses Fils et ses Filles. Et si nous commençons à nous en rappeler ne serait-ce qu’un peu, nous pouvons créer ensemble des choses aussi absurdes que la machine de lithographie EUV, cet objet délirant qui ne devrait simplement pas pouvoir exister. Parce que c’est Lui qui l’a créé à travers nous. Et oui, le développement spirituel et technologique ne sont pas séparés. Ils ne sont pas entièrement corrélés non-plus, mais ils ne sont pas séparés. Les New-Âgeurs qui prétendent autre chose vous ont racontés des bêtises.
Je suis assis sur une théorie d’une puissance incroyable, et d’un coup, je me dis au fond : « à quoi bon ? ». D’une certaine manière, elle a déjà échoué. Je n’ai pas l’intention de la laisser tomber, bien au contraire, je crois qu’elle aura réellement un rôle important et permettra de faire des choses extraordinaires. Mais livrée à elle-même, elle n’ira pas très loin. Elle n’est pas un remède à la peur et au sentiment de séparation, elle peut au mieux pointer dans la bonne direction. Et elle le fait d’une manière qui n’est pas si élégante que ça.
Ce qui nous sauvera, ce sont des qualités universelles, au fond toujours les mêmes. L’Amour, la Foi, la Joie, la Compassion. C’est traverser notre Nuit Noire de l’Âme pour nous retrouver nous-mêmes. C’est nous sentir reliés à tout le reste de l’existence. C’est s’émanciper de la peur de la mort, car l’on est déjà mort de son vivant, et que l’on se voit déjà vivre à travers les autres.
Et pour ceux qui veulent voir s’il y a quelques chose de tangible derrière ce discours, je compte bientôt faire expérimenter tout ça de première main à des volontaires qui seraient prêts à s’abandonner sans se perdre, à aller là où beaucoup ont trop peur d’aller, le tout en étant guidés de façon sécurisée. Ce serait pour ceux qui sont prêts à vivre une expérience réellement et profondément transformatrice, à rencontrer leur Ombre pour s’allier durablement avec et en faire leur plus précieuse ressource. Car l’Ombre l’existe pas, ce n’est que la Lumière qui se cache.
Permettre à chacun de se reconnecter à sa vraie nature est pour moi maintenant le seul objectif réellement désirable. Il s’agit de retrouver cet espace où nous sommes éternels, et où la peur n’existe pas. La Systémie de la Conscience n’est qu’un outil en ce sens, pas une fin. Et si, dans un contexte donné, cet outil fait obstacle, alors, passons-nous-en.
